Dar Es Salaam, 11 mars, 2025 / 9:31 (ACI Africa).
L'organisation faîtière des agences catholiques de développement en Europe et en Amérique du Nord appelle à un arrêt immédiat des projets de crédits carbone sur les sols mis en œuvre parmi les Maasaï du nord de la Tanzanie, après des processus jugés « douteux ».
Dans une déclaration partagée avec ACI Afrique, la Coopération Internationale pour le Développement et la Solidarité (CIDSE) fait référence à une nouvelle étude publiée par la Maasai International Solidarity Alliance (MISA), dont les membres incluent la CIDSE, l'organisation caritative des évêques catholiques allemands, Misereor, l’Internationale Zusammenarbeit & Weltkirche (KOO) et son membre Welthaus.
Publiée le mardi 11 mars, l’étude met en lumière les impacts potentiellement négatifs des crédits carbone sur les communautés pastorales maasaï. Elle examine deux grands projets de crédits carbone sur les sols : le Longido and Monduli Rangelands Carbon Project (LMRCP) et le Resilient Tarangire Ecosystem Project (RTEP), qui ciblent plusieurs districts du nord de la Tanzanie.
La CIDSE s’inquiète des pressions exercées sur les communautés maasaï pour les inciter à entrer dans le marché du carbone, soulevant d’importantes préoccupations éthiques et juridiques quant à l’absence de leur consentement libre, préalable et éclairé.
« L’étude documente les impacts attendus de deux projets de crédits carbone à grande échelle sur les terres maasaï, révélant de nombreuses irrégularités alarmantes. Celles-ci incluent des paiements anticipés douteux à des villages locaux, des contrats opaques et inéquitables, ainsi qu’un mépris des normes internationales en matière de droits humains, notamment en ce qui concerne le consentement des communautés locales », indique la CIDSE dans sa déclaration du 11 mars.