Le Bénin doit organiser une élection présidentielle le 11 avril 2021. Le président sortant, le président Talon, devrait se présenter pour un second mandat, des rapports indiquant qu'il pourrait être le seul candidat au scrutin.
"La Conférence épiscopale du Bénin suit avec grand intérêt les débats tout comme l'expression des appréhensions des uns et des autres par rapport aux prochaines élections présidentielles", déclarent les évêques dans leur message signé par le président de la CEB, Mgr Victor Agbanou.
Ils ajoutent : "Nous recommandons vivement que toutes les institutions impliquées dans l'organisation de cette élection jouent leur rôle dans l'esprit du consensus hérité de la Conférence nationale de février 1990, afin que les prochaines élections présidentielles soient pacifiques, véritablement inclusives et démocratiques".
La plénière ordinaire des membres de la CEB du 18 au 21 octobre a commencé par une messe pour marquer la Journée mondiale des missions, présidée par le président de la CEB, Mgr Agbanou, l'Ordinaire local du diocèse de Lokossa au Bénin.
Dans leur déclaration collective du 21 octobre, les membres de la CEB déplorent également les effets négatifs des pluies torrentielles qui ont dévasté plusieurs localités, notamment dans la province d'Alibori.
Au début de ce mois, plus de 7 000 personnes ont été déplacées par les inondations dans les communautés de Kandi, Karimama et Malanville dans la province d'Alibori au nord-est du Bénin, selon les médias.
Six personnes sont mortes des suites directes des inondations dans la région, et 23 autres décès liés à l'eau ont été signalés, y compris des accidents de bateau.
Selon les évêques du Bénin, ces inondations ont causé "la perte de vies humaines, balayé les cultures et le bétail dans leurs vagues furieuses, et laissé derrière elles des populations démunies et sans abri".
Ils saluent la compassion et la générosité de tous ceux qui sont intervenus "pour redonner espoir aux populations de ces régions".
Dans leur message collectif, les membres de la CEB expriment également leurs préoccupations concernant "la promotion et l'introduction progressive de l'homosexualité et de l'orientation sexuelle en tant que droits de l'homme dans les législations des pays de l'Organisation des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OACPS), par le renouvellement des accords bilatéraux et multilatéraux afin d'obtenir une aide internationale".