"À cela s'ajoute la grande responsabilité que vous avez face aux risques qu'affrontent quotidiennement les membres des forces de l'ordre, dont le soin est aussi votre préoccupation", a-t-il poursuivi.
Le pape François a également noté que "l'ordre public ne peut être administré sans l'ordre personnel et intérieur. Mais lorsque celui-ci existe, la responsabilité de l'ordre public se présente comme un appel à créer ce climat de coexistence harmonieuse à travers lequel les difficultés peuvent être abordées et résolues."
"Je dirais que la vôtre est une sorte de paternité institutionnelle : exercée avec conscience et dévouement, elle n'épargne ni les sacrifices ni les nuits blanches et mérite notre gratitude", a-t-il ajouté.
Plus tard, le pape François s'est penché sur la question de l'environnement et sur les "urgences qui sont désormais fréquentes et qui concernent tout le monde ; liées à des phénomènes atmosphériques qui devraient être inhabituels et extraordinaires, elles sont devenues courantes en raison du changement climatique".
Le pape a noté qu'il est de la responsabilité des préfets de "gérer au mieux les ressources disponibles et de rassembler les acteurs publics et privés."
"Il est important et urgent, a-t-il souligné, dans le présent comme dans l'avenir, d'unir nos forces pour protéger notre maison commune à temps et avec prévoyance.
Enfin, il a évoqué l'afflux de migrants dans le pays, une tâche qui "n'est pas facile, parce qu'on leur confie le soin de personnes blessées et vulnérables, souvent perdues et se remettant de traumatismes terribles".
Le Saint-Père a rappelé que les migrants "sont des visages et non des numéros", qui doivent être libérés "des tentacules des organisations criminelles, capables de spéculer sans pitié sur leurs malheurs".
"Vous avez la tâche ardue d'organiser un accueil ordonné sur le terrain, fondé sur l'intégration et l'insertion constructive dans le tissu local", a-t-il souligné.
Le pape a également noté que "nous devons prendre soin. Nous devons accueillir, accompagner, promouvoir et intégrer les immigrés. S'il n'y a pas cela, il y a danger ; s'il n'y a pas ce chemin vers l'intégration, il y a danger".